Oxaco remporte le titre sur le terrain de Waregem

Salle pleine et grosse ambiance, mardi soir, au Sporthal De Treffer pour la « belle » de la finale des play-offs. Les deux clans de supporters étaient bien en voix. Les deux mascottes – un cheval pour Waregem, un tigre pour Oxaco – étaient de sortie également, et se sont mutuellement souhaité bonne chance. La douche froide qui s’est abattue sur les sympathisants locaux n’a pas altéré leur enthousiasme. Et pourtant : lorsqu’Oxaco a filé à 0-11, en s’appuyant sur une défense intransigeante, il y avait de quoi être interloqué. On ne le savait pas encore, mais le match était déjà joué. Car Waregem ne reviendra pas. Au contraire : l’écart n’a cessé de grandir, pour culminer à 20 points à 38-58. Les locaux ont bien tenté de réagir, mais sans succès. Et lorsqu’ils se sont quand même un peu rapprochés, en milieu de quatrième quart-temps, il y a eu un moment de confusion dans le chef du corps arbitral qui a déboussolé tout le monde. Le capitaine de Waregem, Brecht Guillemyn, a même déposé ses réserves. Mais Oxaco l’a finalement emporté 61-76, avec ses joueurs-clefs dans les rôles principaux : 20 points et 5 rebonds pour Sam Van Hoey, 15 points et 3 rebonds pour Christopher Pegg, 13 points et 5 rebonds pour Jonas Foerts, et 12 points et 6 rebonds pour Nick Celis.

Depuis quelques années, on retrouve souvent Oxaco aux premières loges en TDM1, et pourtant, c’est le premier titre du club de Boechout à ce niveau. En soi, ce n’est pas une surprise : l’équipe a conservé son ossature de la saison dernière, et a reçu un apport de sang frais (et jeune) avec Bert Van de Broek (blessé, il n’a pas joué cette finale de play-offs) et surtout Jonas Foerts, qui joue en double affiliation avec le Basic-Fit Brussels et qui apporte véritablement ce qu’il manquait pour viser le sommet.

« Ce qui a fait la différence ? Notre défense », assure Nick Celis. « En fait, elle s’est montrée très performante durant tous ces play-offs. Offensivement, tout n’a pas toujours été parfait, mais derrière c’était au point. Je pense que nous étions meilleurs que Waregem. Lors du premier match de la finale, nous étions restés sur notre faim car nous avions perdu sans avoir montré notre meilleur visage. Nous avions à cœur de nous racheter et nous l’avons fait de belle manière lors du deuxième match, chez nous. Lors de la belle, nous avons directement montré de quel bois nous nous chauffions également, et nous en avons été récompensés. »

« Je pense que, physiquement, nous étions un peu plus frais que notre adversaire », ajoute le vétéran Christophe Pegg. « Personnellement, c’est ma septième saison au club. Je suis arrivé l’année où Oxaco a décroché le titre en TDM2, et voilà un premier titre en TDM1. »

Daniel Devos

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