Merci Antwerpen, c’était vraiment génial !

Bon, d’accord : les Giants n’ont pas remporté « leur » Final Four. Ils n’ont décroché « que » la médaille de bronze. Mais cette troisième place est déjà, en soi, une performance exceptionnelle pour une équipe qui a dû se farcir trois tours préliminaires et n’avait terminé que quatrième d’un groupe qui comprenait, il est vrai, l’Hapoël Jérusalem, l’AEK Athènes et Bamberg. En demi-finale, les Giants ont mené 20-12 mais sont tombés contre un Tenerife trop fort qui avait parfaitement cerné les forces et faiblesses anversoises, et trouvé la parade pour les contrer. C’est simple : Paris Lee et Ismaël Bako, les deux grands animateurs de la saison, n’ont pas pu s’exprimer comme ils l’auraient souhaité et se sont montrés particulièrement discrets. En plus, Pierre-Antoine Gillet était dans un soir de grâce, devant la famille et les amis. Il a rentré ses trois premiers tirs à trois points. C’est lui qui a remis Tenerife dans le match. Mais, face à Bamberg, les Giants ont su s’imposer avec la manière. Cette médaille de bronze, c’est plus qu’une consolation, c’est une consécration. « Je n’oublierai jamais ce Final Four », a déclaré Ismaël Bako.

Et surtout : Anvers a replacé la Belgique sur la carte du basket européen des clubs. Une organisation quasi parfaite, et un succès populaire sans précédent : 17.289 spectateurs le vendredi, et 16.437 le dimanche, alors qu’Anvers n’était pas en finale, il faut le faire. Ces chiffres, on en a parlé dans toute l’Europe. C’est le magazine français « Basket Europe » lui-même qui l’affirme : « Le pari de la BCL d’organiser son grand événement de fin de saison en dehors d’un bastion traditionnel de basket était osé. Au final, l’opération est totalement réussie. » La FIBA a dû être ravie et pourrait d’ailleurs, sur base du coefficient, offrir un représentant supplémentaire à la Belgique en FIBA Champions League.

Le petit regret du week-end, qui aurait pu rendre ce Final Four réellement historique, c’est que nous n’avons pas assisté au moindre match d’anthologie. Aucune des quatre affiches proposées n’a donné lieu au moindre suspense. Même la victoire d’Anvers contre Bamberg, dans le match pour la 3eplace, a été trop facile. Certes, les Giants ont été menés 15-6 avant de renverser la situation, mais lorsqu’ils ont pris l’avance, ils ont déroulé pour s’adjuger un avantage maximal de 20 points à 67-47 et terminer la rencontre en roue libre.

Quant à la finale, elle était jouée au bout de deux minutes : Bologne a directement mené 7-0 et Tenerife n’est jamais revenu. Les Espagnols se sont montrés, il est vrai, d’une insigne maladresse aux tirs à distance. Au repos, seul Pierre-Antoine Gillet était parvenu à marquer à trois points. Le reste de l’équipe affichait… 0 sur 15 ! Cela s’est à peine amélioré par la suite. Gillet a terminé avec 1 sur 6, mais c’était pareil pour ses coéquipiers : 1 sur 6 aussi pour Davin White et Ferran Bassas, 1 sur 5 pour Tim Abromaitis, 0 sur 5 pour Nicolas Brussino… Total de l’équipe : 5 sur 37, soit 13% ! « Avec un pourcentage pareil, on ne peut pas gagner », a reconnu le coach Txus Vidorreta.

DanielDevos

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