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Nicolas Sturam: « Le problème de Loyers, c’est… Loyers »

Samedi, Nicolas Sturam était en réussite : avec 7 tirs à trois points réussis sur 10, pour un total de 28 points, il a largement contribué à la belle victoire du BC Loyers face au leader Ekeren : 81-76. « Je tente souvent ma chance à trois points, mais pas toujours avec autant de réussite », sourit-il. « Je suis d’autant plus heureux que la victoire était au bout. »

A la lecture du résultat, on décèle une grosse différence entre les matches à domicile et les matches en déplacement du BC Loyers. La dernière victoire à l’extérieur remonte au 7 novembre : 62-63 au Spirou Jeunes, sur un panier on the buzzer de Julien Pirlot. « Je ne sais pas si les rencontres à l’extérieur constituent réellement un problème », estime Sturam. « Cette saison, on a quand même gagné à Lommel. Moi, je dis toujours que le problème de Loyers, c’est… Loyers ! Lorsque les 11 joueurs sont à 100%, on est capable de battre n’importe qui. En cas contraire, on est aussi capable de perdre contre n’importe qui. Cela dit, c’est vrai aussi qu’on a un public assez chaud à domicile, et que cela perturbe parfois les adversaires. »

Samedi prochain, le BC Loyers se déplace à Nivelles. Une belle occasion de renouer avec la victoire en déplacement, puisque les Brabançons détiennent la lanterne rouge. « Je m’attends pourtant à un match compliqué », prédit Sturam. « Chez nous, déjà, nous avions éprouvé de grosses difficultés à gagner. Et nous ne serons sans doute pas au complet. »

Nicolas est le fils d’Andrea Sturam, qui joua jadis à Andenne et qui était aussi un shooteur. Il a fréquenté le centre de formation AWBB à Jambes, dans la génération 1991. « Amaury Gorgemans et Terry Deroover étaient meilleurs que moi et ont atteint la D1. Je ne désespère pas, mais à 24 ans, cela devient tard. Je continue à travailler. Si je reste en D3, pas de problème. Si je peux atteindre la D2, pourquoi pas ? Je veux surtout ne pas avoir de regrets. »

Et s’il ne parvient pas à vivre du basket, il aura une deuxième corde à son arc, puisqu’il est toujours aux études à l’Institut Supérieur de Huy. Et actuellement en plein blocus. « Des examens décalés… Il me reste un an pour obtenir mon diplôme, donc pas question de lâcher… »

Daniel Devos

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