A quoi faut-il vraiment s’attendre en TDM2B ?

La série B regroupe principalement les clubs liégeois et limbourgeois, avec aussi l’unique représentant luxembourgeois dans les divisions nationales : Neufchâteau, qui avait été versé dans la série flandrienne la saison dernière (et n’avait pas disputé le moindre match, en raison du Covid). Les derbies seront donc nombreux dans cette division.

Tongres

Tongres, par exemple, est un club limbourgeois, mais aussi très liégeois à la fois par sa situation géographique et la composition de son effectif. « Pour l’instant, nous avons un gros problème, c’est la blessure de Yoann Hertay », révèle le coach Olivier Matray. « Il sera absent plusieurs semaines. Or, c’est le moteur de l’équipe. Nous commençons par un déplacement à Neufchâteau, ce sera d’emblée un gros morceau. Parmi les favoris, je pointe Comblain, qui possède huit ou neuf joueurs qui ont le niveau de la TDM2. Ninane me semble solide également. Et je n’oublie pas Hasselt, qui est toujours un os dur à croquer. Il faudra voir ce que donnera Liège B, qui possède des jeunes très talentueux qui s’entraînent avec les pros, mais qui risque parfois de ne pas s’aligner au complet si ces jeunes sont réquisitionnés par l’équipe A. »

Comblain

Comblain favori ? « C’est prématuré d’affirmer cela », rétorque le coach Ludovic Humblet. « Une saison dépend de beaucoup d’impondérables, dont les blessures. Je ne cache pas que nous avons une belle équipe, avec une bande de potes qui s’entendent bien. Et, effectivement, huit ou neuf joueurs interchangeables. Notre caractéristique peut se révéler à la fois une force et une faiblesse : les joueurs ont à peu près tous la même taille. Cela permet à l’équipe de jouer à un rythme élevé, les joueurs peuvent se donner à fond puis souffler, mais cela nous prive par exemple d’un pivot de grande taille. Du côté de la direction, l’ambition est présente, en tout cas. Lorsque j’avais repris l’équipe en début de saison dernière, on m’avait dit que le club voulait monter endéans les trois ans. Mais comme nous sortons d’une saison blanche, je repars quasiment de zéro. »

Quels seront les adversaires ? « Je ne connais pas bien les équipes flamandes, mais je me méfie de Louvain, Aarschot, Geel ou Hasselt », poursuit Ludovic Humblet. « Tout comme de Neufchâteau, qui m’a l’air costaud également. Les équipes liégeoises ? Celles-là, je les connais très bien, tout comme je connais très bien leur coaches. Leur particularité, c’est qu’elles ont toutes des caractéristiques différentes. Il n’y en a pas deux qui se ressemblent. »

Et la nouvelle salle ? « Le projet est toujours d’actualité, mais la réalisation a pris un peu de retard. D’une part avec le Covid, et plus récemment avec les inondations, qui ont particulièrement touché l’endroit où elle devait être construite. Le club a sans doute besoin de cette nouvelle salle pour grandir, mais en même temps, nous perdrions alors l’un de nos atouts actuels : jouer dans un espace exigu et avec un public très proche, comme actuellement, peut se révéler déroutant pour l’adversaire. »

Pepinster

Une commune a particulièrement souffert des inondations, c’est Pepinster. Et pour le club, ce n’est pas le seul malheur : une très grosse tuile est tombée sur la tête des Pepins avec la blessure de Thomas Nyssen, début septembre. « Il s’est blessé lors d’un match de Coupe de Belgique et le verdict est sans appel : c’est une rupture totale du tendon d’Achille », révèle le coach Pascal Horrion. « Autant dire que je ne compte plus sur lui cette saison. Je sais par expérience qu’il faut un an pour retrouver son niveau, après une blessure pareille. Il était notre capitaine et notre meilleur marqueur, c’est donc une grosse perte. Il a fallu trouver des solutions en interne, et je compte sur les jeunes pour nous aider, mais dans des rôles très différents. Il faudra donc mettre au point d’autres systèmes tactiques que ceux qui avaient été élaborés pour mettre Nyssen en valeur, et cela pourrait prendre un peu de temps. »

Les ambitions sont donc quelque peu revues à la baisse. « En fait, je ne sais pas très bien où nous nous situons, avec la réorganisation qui a été opérée. Les jeunes nous apporteront peut-être de belles satisfactions. Nous prendrons match par match, et nous verrons où cela nous mènera. »

Pepinster a aussi connu des problèmes de salle. « Notre salle d’entraînement est inutilisable, et nous nous sommes entraînés à Sprimont pendant la préparation. Les matches, nous les jouerons au Hall du Paire cette saison ».

Il fut un temps où le club envisageait un retour en D1 dans les trois ans. « Il faudra voir, à l’avenir, si le club s’en donne les moyens. Mais ce ne sera pas pour cette saison. »

Geel

Et ailleurs ? « Pour l’instant, c’est compliqué », admet Stefan Sappenberghs, le coach de Geel qui est situé en Province d’Anvers mais est plus proche du Limbourg que de la Métropole. « Nous avons des blessés, nous aussi. Comme beaucoup d’équipes. Je me demande si ce n’est pas lié à la longue interruption due au Covid 19. Les joueurs ont, certes, essayé d’entretenir leur condition d’une manière ou d’une autre, mais ce n’est pas pareil que le rythme de match. Pour moi, qui aime jouer avec dix joueurs et pratiquer un basket rapide avec de nombreuses rotations, c’est un souci. J’essaie aussi d’intégrer des jeunes, mais là aussi, cela prend du temps : certains jouent avec trois équipes différentes, le week-end, et n’ont pas encore le rythme de la TDM2. Mais à part cela, j’ai un bon groupe. Et deux acquisitions ont été réalisées : Matthias Bessems et Gilles Deferm. Je ne sais pas très bien où Geel se situe dans cette division, car avec la saison blanche que nous avons vécue, j’ai un peu perdu mes points de repère et j’ignore complètement la valeur des adversaires. Je verrai au fil des semaines. »

Neufchâteau

Un club semble avoir connu moins de difficultés que les autres, c’est Neufchâteau. « La préparation s’est très bien passée », se réjouit le coach Mark Hawley. « Le groupe est plein d’enthousiasme, heureux de reprendre après une saison blanche, et la mentalité est très bonne. L’équipe a livré une super prestation contre Limburg United, en Coupe de Belgique. Pour autant, je ne considère pas Neufchâteau comme l’un des favoris de la série. Comblain, oui, mais, Neufchâteau ? C’est prématuré d’affirmer cela. Nous visons le haut du tableau, oui, mais pas nécessairement le titre. En tout cas, nous sommes heureux de nous retrouver dans la série liégeoise, et pas dans la série flandrienne, comme l’an passé. Cela nous épargne un nombre considérable de kilomètres. Et puis, cela nous permet de jouer contre des clubs amis, et d’accueillir du public visiteur. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’observer les équipes flamandes comme Geel, Hasselt ou Aarschot. Je verrai en cours de saison ce qu’on peut en attendre.

Daniel Devos

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