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Mons-Hainaut conclu sa saison par une humiliation à domicile

Si le Belfius Mons-Hainaut avait forcé le Crelan Okapi Aalstar à la prolongation lors du premier match au Forum d’Alost, et avait même eu les cartes en mains pour s’imposer, il n’a pas existé, ce jeudi, lors de la deuxième manche à la Mons Arena, démontrant ainsi l’irrégularité dont il a fait preuve tout au long de la saison. Avec une 6e place synonyme de poule B au deuxième tour de la saison régulière, et une élimination dès les quarts de finale des play-offs, c’est clairement une saison ratée. Et il convient désormais de se poser les bonnes questions.

A commencer par celle-ci : l’accession à la finale des play-offs, l’an passé, n’a-t-elle pas jeté de la poudre aux yeux ? Car, dans l’ensemble, la saison dernière n’avait pas été bonne non plus…

Il y a aussi cette question-ci : même si Yves Defraigne a encore un an de contrat, un changement au niveau du coaching ne pourrait-il pas apporter un souffle nouveau ?

Yves Defraigne, que nous apprécions énormément sur le plan humain, a reconnu à plusieurs reprises qu’il avait sa part de responsabilités dans cet échec, mais n’a jamais précisé à quel niveau. A notre humble avis, les trois questions qu’il devrait se poser sont celles-ci :

–        Le courant passe-t-il toujours bien auprès de ses joueurs ? Nous gardons toujours en tête le gros plan sur John Fields lors d’un temps-mort, pendant un match télévisé. Le pivot américain écarquillait les yeux et se demandait visiblement ce que son coach attendait de lui.

–        Ne devrait-il pas se monter plus souple ? Lors d’un match à Liège, Yves Defraigne avait déclaré : « C’est aux joueurs à s’adapter à mes principes, pas l’inverse. » Son vis-à-vis Fulvio Bastianini avait pris l’option inverse, au bout de six mois de tentatives infructueuses, et avait déclaré : « Puisque mes principes défensifs ne fonctionnent pas, autant jouer la carte de l’offensive. »

–        Ne devrait-il pas utiliser ses 12 joueurs plutôt que 8, comme le fait Ostende ? Yves Defraigne rétorquera évidemment qu’il n’a pas la même profondeur de banc que les Côtiers, mais pour lui, les joueurs classés de 9 à 12 dans la hiérarchie servent clairement à respecter la règle des six joueurs belges qu’il faut coucher sur la feuille de match, et rien d’autre. Au lieu de faire monter Mathieu Houdart et Cie à la 39e minute, lorsqu’il y a 20 points d’écart, mettrait-il réellement la victoire de son équipe en péril en les alignant quelques minutes entre la 20e et la 25e minute ? Cela permettrait peut-être aussi à ses leaders d’être plus frais dans le money-time.

Daniel Devos

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