Le championnat a démarré avec Brussels-Antwerp

Huit mois après le dernier match (la finale de la Coupe de Belgique, le 8 mars à Forest National, entre Charleroi et Anvers), le basket professionnel a repris ses droits. Selon un protocole strict (huis clos, joueurs testés deux fois par semaine, prise de température pour toute personne entrant dans la salle), et avec un programme réduit. La ProLeague a, en effet, laissé aux clubs le loisir de reporter leur match à domicile, si tel était leur souhait.

Longtemps, les clubs avaient manifesté leur volonté de ne pas jouer s’ils ne pouvaient pas accueillir de public. Raison pour laquelle le début du championnat avait été reporté au 6 novembre. Malheureusement, loin de s’améliorer, la situation sanitaire du pays s’est encore aggravée. Il n’y avait plus le choix : s’ils voulaient montrer à leurs sponsors et partenaires qu’ils existaient encore, les clubs étaient dans l’obligation de jouer, même sans public. Deux équipes seulement ont demandé le report de leur match : Hubo Limburg United et Liège Basket (qui devaient s’affronter à Hasselt lors de la première journée).

Il n’y avait donc que deux rencontres prévues au programme du premier week-end : Brussels-Antwerp vendredi et Charleroi-Ostende samedi. Et ce sera encore le cas le week-end prochain, avec Charleroi-Brussels et Mons-Louvain.

Bruxellois et Anversois ont eu l’honneur de donner le coup d’envoi de la nouvelle saison, à Neder-over-Heembeek. Sans public, ce qui donne malgré tout une impression bizarre : si le speaker a malgré tout réalisé une présentation des équipes, les encouragements ne venaient pas des gradins, mais des… bancs respectifs.

On a néanmoins eu droit à un match agréable et très disputé. Au départ, les Giants faisaient figure de favoris (entre autres parce qu’ils étaient déjà dans le rythme, avec six matches d’Eurocup déjà disputés alors que les Bruxellois en étaient à leur premier match officiel et avaient vu plusieurs de leurs matches amicaux annulés). Mais le Phoenix Brussels leur a donné beaucoup de fil à retordre : à la mi-temps, il menait même 49-45, avec des étrangers solides et musclés, et un excellent Louis Hazard qui retrouve l’élite et pour lequel les deux années passées à Ypres n’ont pas été inutiles. En TDM1, il a dû prendre ses responsabilités et semble avoir pris confiance sur le plan offensif. Là où, au début de sa carrière, il se montrait encore fort timide lorsqu’il s’agissait d’alimenter le marquoir, il est désormais un véritable atout offensif. Il a d’ailleurs terminé la rencontre avec 18 points, le meilleur score de son équipe.

Les Giants, de leur côté, devaient se remettre de l’uppercut reçu deux jours plus tôt en Eurocup contre Krasnodar (94-114). Ils récupéraient cependant Stephaun Braunch, guéri du coronavirus. Après une première mi-temps parfois laborieuse, ils ont repris leurs esprits après la pause et ont fini par s’imposer 85-91. L’ancien Spirou Kenny « Speedy » Smith a terminé comme meilleur marqueur avec 23 points et 6 rebonds.

Parmi les autres satisfactions anversoises, on a eu la confirmation (déjà entrevue en Eurocup) que le jeune Vrenz Bleijenbergh (8 points au total) a pris une dimension supplémentaire. De bon augure pour le basket belge, car un meneur de 2m07, cela ne court pas les rues. Le Sénégalais Ibrahima Fall-Faye, auteur de 16 points, a lui aussi franchi un palier et ne fera sans doute pas de vieux os dans la Métropole. Un pivot aussi mobile, cela ne court pas les rues non plus.

Ce soir, le clasico entre Ostende et Charleroi reboostera encore l’EuroMillions Basketball League. Même si, en principe, le Spirou n’est plus un véritable candidat au titre.

Daniel Devos

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