Anvers-Andorre, premier match européen en Belgique

Ostende avait déjà joué son match en retard de la saison dernière à Ténérife et avait échoué aux portes du Final Eight de la FIBA Champions League. Mons avait déjà joué le tournoi qualificatif pour la nouvelle saison de FIBA Champions League et s’était incliné en finale face aux Bakken Bears. Et Anvers lui-même avait déjà joué un premier match d’Eurocup à Krasnodar, où il avait été battu 89-72.

Mais cet Anvers-Andorre, disputé mardi soir, était le premier match européen (et même le premier match professionnel, puisque le championnat de Belgique n’a pas encore repris) disputé sur le sol belge depuis la fin du confinement. Les Giants, qui n’avaient plus joué à la Lotto Arena depuis le… 16 février, se sont inclinés 60-71. Ils ont pourtant mené 47-31 à la 18eminute. Oui, vous avez bien calculé : ils n’ont plus inscrit que… 13 points au cours des 22 minutes restantes.

« C’est une grosse déception, car j’ai le sentiment que nous avions les moyens de remporter ce match », reconnaît le coach Christophe Beghin. « On savait que cette équipe d’Andorre comptait quelques redoutables shooteurs à trois points dans ses rangs, et en première mi-temps, on a relativement bien défendu. En attaque, cela tournait également : 47 points inscrits dans un match international, c’est un joli total. Mais en deuxième mi-temps, on a complètement perdu notre basket. On ne marquait plus et on a aussi été complètement dominé au rebond (NDLR : 28-44 au total, alors qu’à la mi-temps c’était 15-16). »

En réalité, Anvers a peut-être déjà perdu le match en toute fin de première mi-temps, lorsque les Espagnols sont revenus de 47-31 à 47-37. 10 points de retard à la pause au lieu de 16, cela fait toute une différence : on a l’impression que c’est encore jouable, qu’on est encore dans le match. A plus forte raison lorsqu’on recommence la deuxième mi-temps par un 0-7, pour revenir à 47-44, puis égaliser à 49-49. Les Espagnols se sont ensuite envolés et les Giants ne les ont plus revus.

Le championnat de Belgique n’a pas encore repris, au contraire de la Liga. Cela peut-il expliquer la différence de rythme entre la première et la deuxième mi-temps ? « On avait déjà parlé de cela après notre défaite à Krasnodar, où là aussi, notre deuxième acte avait été beaucoup moins bon que le premier », rétorque Christophe Beghin. « Mais je ne veux pas chercher d’excuse. Certes, un match amical ou un entraînement ne remplacera jamais un match de compétition, et c’est clair que nous manquons sans doute de rythme pour l’instant, mais nous n’avons qu’à nous en prendre à nous-mêmes. Le mérite de ce renversement de situation revient aussi à la défense espagnole, mais nous n’avons pas fait ce que nous devions faire. »

A l’exception de Hans Vanwijn, parti à la JDA Dijon (avec laquelle il a déjà remporté une nouvelle médaille de bronze en FIBA Champions League), les Giants ont conservé leur ossature de la saison dernière, avec en tête le capitaine Dave Dudzinski, assisté par Ibrahima Fall-Faye, Stephaun Braunch, Vincent Kesteloot, Dennis Donkor, Roby Rogiers et Vrenz Bleijenbergh. Les nouvelles recrues sont le distributeur Kenneth « Speedy » Smith (ex-Charleroi), dont l’allure rappelle un peu Paris Lee, la chevelure y compris, et le power-forward Jalen Jenkins (ex-Limburg), qui ressemble morphologiquement à Jae’Saen Tate, mais n’en a pas le rendement. Du moins, pas sur ce match-ci : 0 point et 2 rebonds en 14 minutes, c’est trop peu. Dave Dudzinski a brillé en première mi-temps (14 points et 4 rebonds), mais n’a plus inscrit le moindre panier après la pause (seulement 5 rebonds supplémentaires). Idem pour Ibrahima Fall-Faye : 9 points et 2 rebonds dans les 20 premières minutes, 0 point et 2 rebonds dans les 20 dernières. Stephaun Braun est, avec Kenneth Smith, l’un des rares à avoir marqué à la fois en première et en deuxième mi-temps : ils terminent tous les deux à 10 points. Vincent Kesteloot termine avec 5 points (dont trois lancers-francs), aucun rebond et aucun assist, c’est peu. Dennis Donkor termine avec 0 points et 1 rebond, c’est encore moins glorieux. L’une des rares satisfactions provient peut-être de Vrenz Bleijenbergh, qui n’a pas encore 20 ans (il les fêtera le 14 octobre) mais a pris du galon : il termine avec 12 points (dont 5 sur 5 à deux points), 1 rebond et 3 assists.

DanielDevos

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