C’est Mons qui affrontera Ostende en finale

Avec l’attaque, on peut gagner des matches. Avec la défense, on peut gagner des titres. Cet adage, Vedran Bosnic l’a fait sien, et ses joueurs l’ont appliqué à la lettre ce lundi contre Anvers, comme ils l’avaient déjà fait lors de la première manche. La défense des Renards, face aux Giants, a été exceptionnelle. Ils se sont aussi jetés comme des morts de faim sur chaque ballon qui traînait.

Cela a permis de creuser un premier écart à 29-16 qui coïncidait, comme c’est souvent le cas ces dernières semaines, à la montée au jeu d’Anthony Lambot (15 points, 4 assists, 2 interceptions et 8 fautes commises sur lui). Dans le 3equart-temps, il y a eu un petit flottement, et Anvers en a profité pour filer à 42-47. Vincent Kesteloot était en grande forme (18 points et 6 rebonds) et Vrenz Bleijenbergh, qui participera à la draft NBA, a démontré qu’il était un joueur très spécial. Un joueur de 2m07 qui est capable de réaliser un coast-to-coasten dribblant pour aller dunker dans le panier adverse, ce n’est pas courant. Un distributeur (car c’est à ce poste qu’il joue) qui est capable de réaliser un block-shot sur Skylar Spencer, ce n’est pas courant non plus. Ce n’est pas pour rien que Christophe Beghin l’a laissé 37 minutes sur le parquet.

Mené 42-47, Mons a eu la chance de réaliser un 5-0 dans la foulée et d’égaliser avant que le doute ne puisse s’installer. Le 4equart-temps, soldé par un 30-20, fut plus offensif, mais c’est bien la défense qui a permis aux Renards de s’imposer.

Cette défense a donc propulsé Mons en finale, mais permettra-telle également de remporter le titre ? Ce sera compliqué, contre une équipe d’Ostende qui a récupéré un effectif complet (et dont les joueurs revenus de blessure sont frais, après plusieurs mois sur la touche). Mais Mons s’est déjà imposé au Versluys Dôme en championnat. En revanche, les Côtiers s’étaient imposés à la Diamonte mons.arena. L’avantage du terrain, favorable à Ostende, ne sera donc pas déterminant. A plus forte raison pour des matches à huis clos. On a hâte d’y être.

Daniel Devos

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