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Débat : Le basket belge compte-t-il plus de talents qu’on l’imagine?

Les défections sont nombreuses chez les Belgian Lions, on le sait. Eddy Casteels a dû puiser profondément dans un réservoir pourtant peu profond pour constituer une équipe nationale capable de faire bonne figure dans sa campagne de qualification pour l’Euro 2015. Pourtant, cette qualification semble à la portée de notre équipe nationale… qui, en préparation déjà, avait laissé entrevoir de belles perspectives avec une sélection composée essentiellement des U23.

A certains moments, on trouvait simultanément sur le terrain deux joueurs de Stella Artois Leuven Bears et deux joueurs de Voo Wolves Verviers-Pepinster, deux équipes qui n’ont pas réussi à se qualifier pour les playoffs de l’Ethias League. La question se pose dès lors : a-t-on plus de talent qu’on ne le pense ?

Il convient de relativiser.

D’une part, oui. Il est un fait que le passage à dix équipes (et onze cette saison) en Ethias League et l’obligation de coucher les noms de six joueurs belges sur la feuille de match a permis à certains joueurs, autrefois condamnés au banc, de se révéler. On songe à Olivier Troisfontaines, à Loïc Schwartz, à Kevin Tumba et d’autres. Ce n’est pas pour rien que Jacques Ledure plaide pour la création d’une académie, car il pense qu’il existe d’autres talents cachés qui ne demandent qu’à se révéler.

D’autre part, non. Car, lorsque  la campagne de qualification des Belgian Lions a réellement commencé, le temps de jeu des U23 s’est considérablement réduit. Loïc Schwartz (certes malade), Olivier Troisfontaines et Alex Libert n’ont pas joué en Macédoine. Et Kevin Tumba très peu. Contre la Biélorussie, à l’exception de Libert, ils ont tous fait des apparitions (très encourageantes, même). Mais il a quand même fallu rappeler le vétéran Roel Moors, et insister auprès de Matt Lojeski pour qu’il respecte les obligations liées à son passeport belge. Ce sont toujours les valeurs sûres, comme Axel Hervelle, Guy Muya et Maxime De Zeeuw, qui restent les patrons de l’équipe. C’est un peu normal. Mais on décèle malgré tout une éclaircie dans un ciel qui, il y a deux ou trois ans à peine, semblait bien noir à l’horizon.

Daniel Devos

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