Gistel-Ostende part de la 7e position pour remporter le titre

Dario Gjergja a réussi la première partie de son pari un peu fou : remporter le titre à la fois en D1 et en D2. Dimanche, Duva Fruit Gistel-Ostende est en effet devenu champion de TDM1 (le deuxième échelon) alors qu’il avait entamé les play-offs en 7eposition. C’est la première fois qu’un club est couronné en ayant terminé la phase classique aussi bas. En 2010, Zwevezele avait été champion en ayant terminé 5e, mais 7e, c’est du jamais vu. Gistel-Ostende, qui a lutté pour éviter la zone rouge durant tout le premier tour (disputé sans Tim Lambrecht), s’est qualifié pour les play-offs sur le tard et a continué sur sa lancée en éliminant le 2edu classement (Oxaco) en quart de finale, puis le 3edu classement (Waregem) en demi-finale et enfin le 1erdu classement (Gembo) en finale.

Le point de départ de la remontée est assurément le retour aux affaires de Tim Lambrecht. En début de saison, le BCO avait décidé que Lambrecht, parfois qualifié de « plus grand espoir du basket belge », se consacrerait exclusivement à l’équipe A. Mais c’était apparemment encore un peu trop tôt pour lui : il n’a guère quitté le banc en EuroMillions Basketball League, barré qu’il était par les nouvelles recrues Tonye Jekiri et Mike Myers. Il est donc redescendu en TDM1 pour prendre du temps de jeu. Avec lui, Gistel-Ostende n’est plus la même équipe. Lambrecht a réalisé plusieurs matches entre 30 et 40 points, mais même lorsqu’il ne marque pas, il joue son rôle d’intimidateur avec ses 2m07 auprès des joueurs adverses qui n’osent pas trop s’aventurer dans la raquette. C’était le cas, vendredi, en première mi-temps de la demi-finale aller à Gembo, où il n’a pas scoré. Ensuite, la machine s’est mise en route et il a encore inscrit 14 points en deuxième mi-temps. Il a joué 40 minutes à Borgerhout.

Un autre joueur a joué 40 minutes, vendredi (enfin, très exactement 39.41) : Luka Kotrulja. Le jeune Croate est un tireur hors-pair, c’est le deuxième élément décisif et de grande classe dans cette équipe de Gistel-Ostende. Au Sporthal Luysbekelaer, il a inscrit 28 points, dont 3 sur 7 à trois points.

Le troisième homme-clef est Simon Buysse, un autre tireur hors-pair (24 points à Borgerhout, dont 3 sur 9 à trois points). L’ancien joueur d’Oostkamp a passé deux ans au Belfius Mons-Hainaut, mais n’a eu droit qu’à quelques brèves apparitions en équipe première. A Ostende depuis cette saison, il a fait partie du roster de l’équipe première au début, lorsqu’il y avait des blessés, et a même joué quelques minutes en FIBA Champions League, mais depuis le retour de blessure de Nedim Buza, il ne joue plus qu’en équipe B. Et ne quitte pratiquement pas le terrain, si ce n’est pour un peu souffler : 37 minutes de jeu, vendredi à Borgerhout.

Dans le rôle de meneur, le jeune Sacha De Vreught (le fils d’Yvan De Vreught et ancien joueur de l’UB Woluwe) partage la distribution avec le Néerlandais Keye van der Vuurst de Vries, tout jeune lui aussi (16 ans à peine), sobre mais efficace.

Sous les panneaux, on trouve Servaas Buysschaert, international U18 chez les Belgian Lions, et Thibaut Vanderhaegen a droit aussi à du temps de jeu.

« Je ne voudrais pas mettre l’un ou l’autre joueur en évidence », affirme le coach Sam Rotsaert. « J’ai eu la chance de travailler avec un groupe formidable, qui n’a jamais rechigné à la tâche et a témoigné d’une grande ardeur au travail. Des joueurs qui, de surcroît, n’ont jamais hésité à mettre leur talent au service du collectif. Ils ont tous progressé cette saison. Certains d’entre eux rejoindront-ils l’équipe A la saison prochaine ou seront-ils prêtés à d’autres clubs d’EuroMillions Basketball League ? Ce n’est pas à moi de répondre à cette question, je me contente d’effectuer mon boulot d’entraîneur. »

Bref, il y a du talent à revendre dans cette équipe. Et de la jeunesse. Ce qui a sans doute joué un rôle dans ces play-offs, où les rencontres se sont succédées à un rythme soutenu. Sur le plan de la condition physique, ces gamins sont au point, d’autant qu’ils s’entraînent quasiment comme des professionnels là où leurs adversaires sont plus âgés et doivent vaquer à leurs obligations en journée.

Pour Gembo, la pilule est amère. La formation de Borgerhout avait assuré la première place de la phase classique (et donc l’avantage du terrain dès le début) à deux journées de la fin, et s’était qualifié en deux manches tant en quart de finale (Soba Anvers) qu’en demi-finale (Gent Hawks), mais échoue dans la conquête du titre qu’il avait remporté la dernière fois en 2015.

DanielDevos

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