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EuroBasket 2025

EuroBasket 2025 : Le champion du monde est aussi champion d’Europe

Il y a deux ans, l’Allemagne avait créé la surprise en remportant le titre de champion du monde au nez et à la barbe des Américains. Quelque part, il était donc logique qu’elle remporte aussi le titre de champion d’Europe. Simplement, ce n’était pas forcément attendu. On attendait plutôt l’Espagne, la Grèce, la France… Mais les Espagnols n’ont pas réussi à s’extraire du groupe de Limassol, les Grecs ont complètement raté leur demi-finale contre la Turquie et les Français se sont fait sortir en huitièmes de finale par la Géorgie.

En finale, les Allemands ont su faire preuve d’un beau collectif pour venir à bout de la Turquie, qui a vendu chèrement sa peau. Les Turcs ont même furieusement commencé, par un 13-2. Mais, cinq minutes plus tard, l’égalité était rétablie, et la suite de la rencontre fut indécise jusqu’au bout. La pièce est finalement tombée du côté allemand. C’est le deuxième titre européen des Allemands, après celui décroché en 1993 lorsqu’ils étaient organisateurs de l’événement.

La leçon de cet EuroBasket, c’est finalement : mieux vaut trois joueurs à 15 points qu’un seul à 45 points qui ne laisse que les miettes aux autres. N’est-ce pas, messieurs Doncic et Antetokounmpo ? En quart de finale, Luka Doncic a inscrit 39 points contre l’Allemagne mais la Slovénie a perdu. En demi-finale, Giannis Antetokounmpo a été bien muselé par les Turcs et n’a inscrit que 12 petits points, loin de sa moyenne habituelle. Sans l’apport de leur superstar, les Grecs ont bu la tasse. Seul Kostas Sloukas a tiré son épingle du jeu.

Dans les rangs allemands, le danger peut venir de partout. De Dennis Schroder mais aussi de Franz Wagner, d’Isaac Bonga, d’Andreas Obst… C’est un peu pareil chez les Turcs : ils peuvent compter sur Alperen Sengun, mais aussi sur Cedi Osman, Ercan Osmani et Shane Larkin pour les alimenter.

Le basket reste un sport collectif et c’est très bien ainsi.

Au bout du compte, si l’Espagne a connu une terrible désillusion, il y a quand même un Espagnol champion du monde : Alex Mumbru, le coach de l’Allemagne.

La révélation de l’EuroBasket aura été la Finlande. En huitièmes de finale, elle a méritoirement éliminé la Serbie de Nikola Jokic. En quart, elle a eu la chance d’affronter non pas la France mais la Géorgie, et s’est ainsi retrouvée en demi-finale où elle a regardé l’Allemagne droit dans les yeux. Dans le match pour la troisième place, la Finlande était menée de 11 points à 1 min 30 de la fin, mais aurait arraché la prolongation si Elias Valtonen n’avait pas loupé le troisième de ses trois lancers francs après avoir converti les deux premiers. Elle repart donc sans médaille, mais a séduit. Elle s’est appuyée sur Lauri Markkanen, joueur des Utah Jazz, mais aussi sur un beau collectif, avec l’Ostendais Mikael Jantunen, Elias Valtonen, Miro Little et Jacob Grandison, le naturalisé de service. Et, en sortie de banc, un joueur qui a exactement les mêmes caractéristiques que Lauri Markkanen : Miikka Muurinen, un jeune joueur de 18 ans et 2m11, élancé, qui court, tire à trois points et dunke en sautant à des hauteurs vertigineuses.

Au plafond de l’Arena Riga, les drapeaux des 24 pays participants étaient accrochés par ordre alphabétique anglais. La Belgique était en première position (car l’Allemagne, c’est Germany). Voilà au moins un domaine où l’on est premier. On se console comme on peut…

Daniel Devos

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