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Interview

Retin Obasohan : « Très honoré par cette première sélection »

Le petit dernier parmi les Belgian Lions, c’est Retin Obasohan. On ne le connaît pas très bien, car s’il a joué aux Kangoeroes de Willebroek sous la direction de Paul Vervaeck lorsqu’il avait… 16 ans, il a ensuite passé quatre saisons à l’université d’Alabama Crimson Tide. Il s’agit d’un meneur anversois, né à Borgerhout de parents nigérians, qui a commencé sa carrière de basketteur à Mercurius. Nous l’avons rencontré.

Retin, que pensez-vous de cette première sélection ?

Obasohan : « J’en suis très honoré. J’avais fait partie des équipes nationales de jeunes, et aujourd’hui, me voilà avec les grands. J’espère pouvoir apporter ma pierre à l’édifice. Le fait que les trois matches en Belgique se dérouleront à Anvers, rend l’événement un peu plus spécial. Toute ma famille sera là. »

Racontez-vous vos quatre années à l’université d’Alabama. Quatre années fantastiques ?

Obasohan : « D’abord, ce n’était pas quatre années, mais cinq. Cinq années fantastiques, effectivement. Je suis graduate, j’ai obtenu mon bachelor. J’ai réussi mes études, c’est formidable. Et en basket, cela ne s’est pas trop mal passé non plus. La saison que je retiens en premier lieu, c’est la première, parce qu’elle fut la plus difficile. J’ai eu du mal, je jouais peu, j’ai dû m’adapter. Loin de me décourager, j’ai constamment remis l’ouvrage sur le métier. J’ai travaillé mon corps, j’ai perfectionné mes points faibles. Je n’ai pas du tout perdu mon temps, au contraire, ce fut une saison très enrichissante. C’est là que j’ai jeté les bases pour la suite. Ma dernière année, elle, fut très bonne. J’ai beaucoup joué et très bien. »

Au point que vous êtes passé à un cheveu de la NBA…

Obasohan : « J’ai échoué de très peu à la draft, en effet. Par la suite, j’ai encore tenté ma chance à la Summer League, mais sans pouvoir décrocher de contrat. »

Pourquoi avoir choisi l’Italie ?

Obasohan : « J’ai pesé le pour et le contre. J’ai fait trois camps, et j’ai été approché par trois franchises, mais j’ai estimé que dans l’état actuel, j’aurais de toute façon eu peu de chances de jouer en NBA. J’ai donc opté pour un grand championnat européen, à Avellino, où je pourrai encore progresser. Et retenter ma chance en NBA avec des arguments supplémentaires. »

Car vous rêvez toujours de la NBA ?

Obasohan : « Davantage qu’un rêve : c’est un objectif. Je n’ai jamais été un rêveur. Je sais où je veux aller, où je peux aller. »

Vous pensez avoir le niveau ?

Obasohan : « Oui, je l’ai toujours pensé. Et je suis convaincu qu’en travaillant, je finirai par y arriver. »

Avez-vous été contacté par des clubs belges ?

Obasohan : « Oui, mais ils m’ont contacté trop tôt. A ce moment-là, j’avais encore la NBA en tête. Je voulais passer l’été aux Etats-Unis pour essayer de réaliser mon objectif. »

Comptez-vous terminer votre carrière au Gembo, à 35 ans ?

Obasohan : « Au Gembo, pourquoi ? Parce que je suis né à Borgerhout ? J’espère que je serai en NBA à 35 ans ! »

Daniel Devos

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