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Woluwe bat le Spirou B sans Antoine Malliar

Après sa déconvenue dans les Ardennes, United Basket Woluwe retrouvait le stade Fallon ce vendredi soir pour la réception du Spirou B. Toujours sans Antoine Malliar, ô combien important sur l’échiquier de l’UBW. « Je me suis blessé il y a deux semaines et demie contre Guco Lier », explique l’intérieur bruxellois. « Je me suis échauffé, mais je n’ai pas voulu prendre de risque. D’autant qu’ils se sont bien débrouillés sans moi. »

Effectivement. A l’exception du début de match où les Carolos ont fait illusion (11-15), Woluwe n’a jamais été inquiété : 26-18 au quart-temps, 48-34 à la mi-temps, 75-50 aux trois quarts du match et 95-67, écart maximal, à quelques minutes de la fin. Les 100 points auraient sans doute été atteints si le coach Yvan De Vreught n’avait choisi de donner du temps de jeu à ses réservistes. Pourquoi pas, après tout, puisque la victoire était acquise et que c’est bien l’essentiel. L’UBW s’est finalement imposé 99-81.

Le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres. En l’absence d’Antoine Malliar, Augustin De Walque bénéficie de plus de temps de jeu et en profite pleinement. Déjà meilleur marqueur de son équipe à Neufchâteau, il a récidivé et de belle manière : 27 points, dont 11 sur 13 à deux points et 1 sur 2 à trois points, et 9 rebonds. Alexis Amerlinck avait de nouveau la main chaude : 24 points, dont 6 sur 6 à deux points et 4 sur 9 à trois points, et 7 rebonds. Les frères De Vreught ont délivré des caviars : 15 assists pour Sacha (plus 6 points) et 9 assists pour Alexis (plus 20 points).

Du côté carolo, le visage affiché était quelque peu décevant. Les joueurs sont apparus presque résignés, comme s’ils n’y croyaient plus, et le coach Vincent Trinon l’a répété à maintes reprises durant les temps morts : « Les gars, ils en veulent plus que nous, ils veulent la victoire et nous pas. » Pas content de sa défense, non plus. « On encaisse déjà 48 points à la mi-temps, c’est trop. J’avais dit de surveiller le n°20 (Alexis Amerlinck), on le laisse seul. » Pourtant, à la mi-temps, il y croyait encore : « 14 points de retard à refaire, c’est possible, d’autant qu’on vaut mieux que ce que l’on a montré. » Le Spirou est effectivement revenu à six points, mais ce fut un feu de paille.

Avec le Spirou B, c’est chaque année un peu la même histoire. En début de saison, l’équipe semblait très compétitive et s’était d’ailleurs extraite de son groupe en Coupe de Belgique. Mais Lukijan Zejevic a été appelé en équipe A, Mohammed Tlarhi s’est blessé, et l’équipe du deuxième tour n’a plus le même visage. D’autres ont été appelés en équipe A, et sont revenus, comme Jules Rotsaert et Ajani Faison, mais ce sont de petits formats et ils ont moins d’impact. Ce n’est pourtant pas au rebond que les jeunes Carolos ont péché (31 à 28), ni même à la précision des tirs (54% contre 51%), mais plutôt aux pertes de balles (26 contre 15 aux Bruxellois), aux assists (11 contre 27) et aux interceptions (2 contre 13). Le Spirou compte cependant six joueurs dans les doubles chiffres, dont 21 points pour Hugo Giaux et 10 points et 8 rebonds pour Ilan Mbessang.

A deux reprises déjà, le Spirou B a été repêché administrativement alors qu’il était relégable sportivement, mais cette année, avec trois descendants potentiels, il y a peu de chances que ce soit encore le cas.

Daniel Devos

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