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D1 : Charleroi vs Pepinster « un petit match entre amis »

Charleroi-Pepinster, c’était un petit match entre amis. Les poignées de mains et les accolades étaient nombreuses avant le match. Les deux clans de supporters ont même chanté ensemble, avant que celui des Pépins n’entame une farandole en fin de match. Ils n’ont pas oublié que c’est aux dirigeants de Charleroi qu’ils doivent la survie de leur club préféré.

Pour Amaury Jadin et Boris Penninck, c’était un peu comme un retour à la maison.

« Sentimentalement, c’était spécial », reconnaît Jadin. « J’ai passé trois saisons à Charleroi et je ne peux pas les oublier, même si je n’ai pas toujours reçu la chance que j’estimais mériter. » Avec Pepinster, il a joué 29 minutes vendredi soir. De quoi regretter, à 27 ans, de ne pas avoir quitté le Spirou plus tôt? « Non, car ce temps de jeu, c’est grâce à tout ce que j’ai appris à Charleroi que je peux aujourd’hui le revendiquer. Mon meilleur souvenir avec le Spirou, c’est sans doute ce match contre Liège où j’avais inscrit le panier victorieux et où le public avait scandé mon nom. J’aurais aimé gagner vendredi, mais Pepinster ne boxe pas dans la même catégorie. Notre ambition n’est pas de battre le Spirou, mais de glaner quelques victoires contre les équipes de la deuxième partie du classement. On l’a fait contre Willebroek, on espère le faire aussi contre Liège, Louvain et le Brussels.»

Penninck, lui, s’en est donné à cœur joie au Spiroudôme : 17 points, 7 rebonds et 6 fautes provoquées. « Mais j’aurais préféré inscrire 0 point et triompher avec l’équipe », affirme-t-il. « En ce qui me concerne, je dispute une saison importante. C’est ma dernière année de contrat et j’ai tout intérêt à me montrer, que ce soit contre Charleroi ou contre d’autres équipes, afin de pouvoir prolonger ou de retrouver de l’embauche ailleurs. Lorsque je jouais à Charleroi, j’ai souvent répondu présent lorsqu’on a fait appel à moi, mais le Spirou a de telles ambitions qu’il ne peut se permettre d’être patient avec un jeune… que je ne suis plus tout à fait, puisque j’ai désormais 24 ans. Mon meilleur souvenir avec Charleroi, c’est la campagne en Euroligue : c’est le rêve de tout basketteur de pouvoir participer à un tournoi aussi relevé. Et j’y ai fait quelques apparitions remarquées. »

Daniel Devos

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