Les Belgian Cats ont régalé contre l’Ukraine

Les Belgian Cats ont entamé leur campagne de qualification pour l’Euro 2021 sur les chapeaux de roue : elles se sont directement envolées à 16-2, puis 21-4. De quoi tuer dans l’œuf les velléités ukrainiennes. « Mais on savait que nos adversaires allaient s’adapter et réagir », affirme le coach Philip Mestdagh.

De fait, les Ukrainiennes ont resserré leur défense et se sont montrées plus adroites dans leurs tentatives. Alors que Philip Mestdagh procédait à certaines rotations, les visiteuses se sont rapprochées progressivement : 21-14 à la faveur d’un 0-10, puis 27-21 après 15 minutes et même 27-25 un peu plus tard. Il fallait remettre Emma Meesseman au jeu. A la mi-temps, les Belgian Cats avaient de nouveau un petit matelas. c’était 43-30 et la MVP des Finals de WNBA en était déjà à 19 points (à du 70% de réussite), 6 rebonds et 2 assists.

Les Belgian Cats n’allaient plus être véritablement inquiétées. L’écart maximal était même atteint à 70-45. Il faut dire que l’Ukraine se reposait essentiellement sur l’ancienne Brainoise Alina Iagupova : 32 points et 11 rebonds, avant de sortir sur blessure. « Nous avons une jeune équipe, en pleine phase de reconstruction », explique le coach monténégrin de l’Ukraine, Srdjan Radulovic.

Philip Mestdagh pouvait se permettre d’offrir cinq minutes de temps de jeu aux jeunes Laure Resimont et Billie Massey. Avec un score final de 83-66, la mission était accomplie.

« La Belgique est clairement la meilleure équipe du groupe », assure Srdjan Radulovic. « Voilà une dizaine d’années que ce pays connaît une période faste. »

Dix ans, c’est peut-être exagéré, mais les Belgian Cats comptent effectivement en leurs rangs trois championnes WNBA (Emma Meesseman, Kim Mestdagh et Ann Wauters) et une All-Star du championnat de France (Julie Allemand). Exceptionnel pour un petit pays.

Emma Meesseman, qui n’a joué que six minutes en deuxième mi-temps, termine finalement avec 22 points, 6 rebonds et 2 assists.  Kim Mestdagh a rentré une feuille de statistiques renseignant 13 points (dont 3 sur 8 à trois points), 4 assists et 3 rebonds. Ann Wauters, qui joue désormais uniquement en équipe nationale (alors qu’à une certaine époque, elle déclarait systématiquement forfait), a mis un peu de temps pour s’échauffer mais elle s’est montrée utile avec 8 points, 2 rebonds et 2 assists. Julie Allemand, rentrée la veille de San Antonio où elle s’était rendue à l’invitation de Tony Parker, s’est logiquement montrée moins incisive qu’à l’accoutumée. Elle a tout de même inscrit 6 points (un 2 sur 2 à trois points). C’est d’ailleurs Marjorie Carpréaux qui a commencé le match dans le cinq de base. Et la désormais Malinoise était très en verve, réussissant plusieurs interceptions, et apportant du rythme et de la créativité pour 7 points, 4 assists et 2 rebonds.

Bon match aussi de Kyara Linskens : 16 points et 6 rebonds. Le pivot, qui joue désormais en… Sibérie à Krasnoïarsk, continue de progresser et s’affirme de plus en plus comme une fille sur laquelle on peut compter. « Actuellement, il fait déjà -14°C à Krasnoïarsk », révèle-t-elle. « Mais sinon, la ville est agréable. Je m’y plais. Evidemment, vu son caractère excentré, on voyage beaucoup. Généralement, on prend l’avion jusqu’à Moscou, puis un autre vol ou un train vers la ville où l’on doit jouer. C’est une question d’habitude, on s’y fait. »

Daniel Devos

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