Benoît Hellings veut amener le titre à Bruxelles dans les 5 ans

C’est dans le cadre prestigieux de la salle gothique de l’Hôtel de Ville de Bruxelles que le Basic-Fit Brussels (qui portera un autre nom la saison prochaine) a tenu sa conférence de presse annuelle. Si le club changera de nom, c’est parce que Basic-Fit, son fidèle sponsor principal depuis six ans, a décidé de changer d’orientation. La firme s’est bien développée et n’éprouve plus le besoin d’apparaître sur le maillot du club de la capitale. Pour l’instant, Serge Crevecoeur et ses collaborateurs sont toujours à la recherche d’un nouveau sponsor principal. Un partenariat est en train de se développer avec Symbio, la mutualité des sportifs, mais pour l’instant, la firme ne souhaite pas (encore ?) donner son nom au club. D’ici à ce qu’un nouveau sponsor maillot soit trouvé, le club s’appellera tout simplement Brussels Basketball, ou peut-être Phoenix Brussels Basketball, en référence à la Phoenix Talent Academy, l’académie de basket récemment créée.

Avec le retrait de Basic-Fit, la couleur orange (qui était celle de la firme) disparaît du maillot du club. Le nouveau maillot n’a pas encore pu être présenté, car le club change également d’équipementier : Spalding laisse la place à Macron, une firme italienne qui, en Belgique, est déjà l’équipementier du FC Bruges.

Contrairement à l’habitude, c’est un effectif encore fort incomplet que Serge Crevecoeur a présenté. Aucun étranger n’a été conservé : les Américains Amin Stevens, Christopher Smith et Caleb Walker étaient trop bons, donc… trop chers. Exit aussi le Lituanien Augustas Peciukevicius et le Croate Ivica Radic. La plupart des joueurs belges resteront, mais c’est avec des trémolos dans la voix que Serge Crevecoeur a annoncé le départ de Guy Muya, qu’il avait appris l’après-midi. Le joueur expérimenté remplira d’autres fonctions ailleurs et laissera un grand vide, par ses qualités de basketteur mais aussi humaines.

Au niveau des arrivées, une seule est déjà annoncée officiellement : celle d’Andell Cumberbatch, de Vichy-Clermont. Une nouvelle perle trouvée en Pro B ? « Il sait tout faire » affirme Serge Crevecoeur.

L’effectif se composera de dix joueurs professionnels, complétés par deux jeunes issus de la Phoenix Talent Academy. Cela n’empêche ni le club, ni la ville, d’être ambitieux. « Je veux amener le titre à Bruxelles dans les cinq ans », déclare Benoît Hellings, échevin des sports (et du climat) depuis six mois.

Au niveau de la salle, par contre, c’est le néant. Ou plutôt une réalité qui a le mérite d’être claire. « Je ne veux pas faire des promesses qui ne pourront pas être tenues », poursuit Benoît Hellings. « Alors, autant être clair : il n’y a pas d’argent pour construire une nouvelle salle à Bruxelles. Par contre, nous nous efforcerons d’améliorer les infrastructures à Neder-over-Heembeek. » Le Brussels pourrait aussi jouer davantage de (gros) matches au Palais 12, en dehors du Wilink Game, de l’Eloya Christmas et (peut-être) d’un Season’s Opening si celui-ci peut être organisé dans des délais très courts.

Dans ses matches amicaux de préparation, le Brussels continuera à faire la part belle aux clubs français. Le Portel, Chalon-Reims (à NOH) et Gravelines (au Linthout) seront en visite dans la capitale. Quant à l’European Tournament, il réunira à Neder-over-Heembeek, le 7 et 8 septembre (au lendemain du Mémorial Van Damme et une semaine avant le début du championnat contre Kangoeroes Malines) le club local, Nanterre, Bonn et le Spirou Charleroi.

Daniel Devos

 

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