Deux (et presque trois) internationaux… arméniens à Mons

C’est en présence d’Elio Di Rupo (et aussi de Jean-Pierre Lépine, le bourgmestre de Quaregnon, commune d’origine du club) que s’est tenue la traditionnelle conférence de presse d’avant-saison du Belfius Mons-Hainaut, au siège de Belfius.

Voilà 27 ans que le BMH évolue en D1 et 20 ans qu’il est soutenu par Belfius. Durant toutes ces années, le club hennuyer s’est bâti une réputation de gestion en bon père de famille, qui a fait de lui une valeur sûre de l’élite : toujours placé, rarement gagnant (deux coupes quand même, en 2006 et 2011, et presque une troisième la saison dernière : il s’en est fallu d’un panier). Le BMH espère d’ailleurs continuer à surfer sur la vague de Forest-National, lorsque 3.000 supporters s’étaient déplacés dans la capitale pour encourager les Renards.

Sur le plan sportif, l’équipe devra faire face au départ de quelques-uns de ses principaux animateurs de la saison dernière. A commencer par Garlon Green, le presque MVP (cela s’est joué à un point par rapport à Jean Salumu), qui est parti en NBA aux New Orleans Pelicans, mais aussi de Tre Demps retourné dans le pays de ses ancêtres à Crémone et de Matt Tiby, précieux sixième homme. Pour les remplacer, il faudra passer par le collectif. « De toute manière, la clef du succès réside toujours dans le collectif », affirme Daniel Goethals. « Mais je pense aussi que les joueurs recrutés sont de qualité. En tout cas, la motivation est présente. Et les joueurs forment un bon groupe. »

Particularité : le BMH aura dans ses rangs deux Américains au passeport… arménien, avec Andrew Chrabascz (qui débarque d’Alost et connaît donc déjà le championnat de Belgique) et A.J. Hess. « Et nous avons même failli en avoir un troisième, car Chris Jones a été sur le point d’obtenir lui aussi un passeport arménien. Il ne l’a finalement pas eu », précise le manager Thierry Wilquin. Chrabascz et Hess ont porté le maillot de l’équipe nationale arménienne, pas plus tard qu’en juin, avec des matches contre le Danemark notamment.

Rayon belge, Lorenzo Giancaterino revient au bercail, cinq ans après sa blessure au genou qui, en plus des dégâts physiques, avait semé le trouble dans son esprit et l’avait contraint à changer d’air (Brussels, Liège, Limbourg) pour se relancer. « Aujourd’hui, je suis de nouveau en pleine forme et en pleine confiance », se réjouit-il.

Un qui n’en sort pas avec les blessures, c’est Mathieu Houdart. Déjà contraint à suivre la deuxième partie de la saison dernière depuis la touche en raison d’une blessure à la voûte plantaire qui a mis du temps à guérir, le voilà maintenant touché au ménisque. Il reviendra en novembre. Houdart, dont c’est la cinquième saison comme pro à Mons-Hainaut, est, comme Zaccharie Mortant, un produit du centre de formation. Mais, à part Giancaterino, le BMH n’a pas recruté de joueur belge. La raison est essentiellement financière. « Il ne faut pas se leurrer : les joueurs belges qui étaient (ou sont encore) sur le marché sont impayables pour le club », explique Daniel Goethals.

Si l’on s’en tient au budget, on peut considérer que le BMH était à sa place avec le 5estrapontin décroché la saison dernière. Le chemin le plus court vers un trophée reste la Coupe de Belgique, mais une opportunité comme celle de la saison dernière ne se représente pas chaque année.

Sur le plan européen, le BMH est l’un des six clubs qui ont été acceptés directement dans les poules de la FIBA Europe Cup, sans passer par les tours préliminaires. Si la logique est respectée dans ceux-ci, les adversaires devraient être Larnaca, Minsk et Den Bosch. Début le 23 octobre à domicile.

Daniel Devos

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