Grégory Crucifix (39 ans) : « Il y a encore de l’essence dans le moteur… »

Le rideau est tombé pour le Fera Bornem : le club redescend en 1ste Landelijke au terme d’une saison marquée par la poisse. Un début de championnat pourri, avec quelques blessés qui handicapent l’équipe, laquelle ne décolle pas au classement. Puis, un mois de janvier prometteur, qui entretient l’espoir avec 4 victoires en 6 matches. Mais le Fera Bornem retombera dans ses travers, avec l’issue fatale que l’on connaît. « Ce fut une saison où rien n’a tourné », regrette Grégory Crucifix, le joueur wallon du club. « En même temps, ce n’est pas un club qui possède une base solide au niveau des jeunes. Les solutions n’étaient donc pas nombreuses pour compenser les blessures, et l’effectif manquait d’équilibre. »

Si Bornem accueillera Thomas Lamot de Melsele la saison prochaine, tout en récupérant Jeroen Gerlo, il dira au revoir à Grégory Crucifix. Dont ce n’est pas nécessairement la fin de carrière. Si, en début de saison, il avait annoncé que cette saison-ci sera sa dernière, il hésite aujourd’hui malgré ses 39 ans. « Il y a encore de l’essence dans le moteur », annonce-t-il. « Tant mentalement que physiquement, je me sens prêt à continuer. J’ai déjà quelques contacts, mais je prendrai le temps de la réflexion. Soit je continue à un bon niveau, du style 3eNationale ou 1eRégionale, soit je redescend à un niveau beaucoup plus bas et je vais jouer avec les copains. Et si je ne trouve pas chaussure à mon pied, j’arrêterai. »

Un parcouru atypique pour ce Wallon qui a réalisé l’essentiel de sa carrière en Flandres. « Je suis né en province de Liège, mais j’ai passé ma jeunesse à Arlon.  A 19 ans, je suis parti à Gilly, la filiale de Charleroi où l’encadrement était très professionnel avec des joueurs comme David Desy, Jacques Stas et Eric Cleymans. Je suis ensuite passé à Gand, où c’était un peu moins professionnel mais où j’ai aussi passé de belles années. Après un passage à Colfontaine, je me suis établi en Flandres, dans la région d’Anvers où j’ai rencontré mon ex-compagne. J’ai trouvé du boulot chez Decathlon, où je travaille toujours. J’ai joué dix ans à Willebroek, puis un an à Kontich et donc cette saison-ci à Bornem. »

Il retient essentiellement trois grandes périodes dans sa carrière. « La première, de 19 à 22 ans où j’ai vécu comme un pro à Charleroi. La seconde, mes quatre années à Gand où j’ai découvert une autre culture, une autre langue. Et la troisième, mes dix ans à Willebroek où j’ai fêté le seul titre de ma carrière, lorsqu’on est monté de D3 en D2 avec le Turuka (un club qui a fusionné avec Duvel Willebroek pour donner le BBC Willebroek, qui joue toujours en TDM2 actuellement).

Qu’est-ce qui le fait avancer ? « La passion. J’ai aussi la chance d’être toujours en forme et d’avoir toujours l’envie. J’ai une deuxième passion, le cross-fit : une forme de fitness venue des Etats-Unis qui combine la musculation avec l’endurance et la cardio. Cela m’aide énormément à entretenir la forme. »

DanielDevos

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